Après avoir été réélu avec 71,28% des suffrages exprimés le 7 octobre dernier, et suite à la proclamation finale des résultats du scrutin le 22 octobre, le président Paul Biya a prêté serment devant la représentation nationale le mardi 6 novembre. Il a ensuite donné plus de détails concernant le axes de travail qu’il souhaitait pousser durant son prochain septennat.

Paul Biya est arrivé au pouvoir en 1982 et dirige le Cameroun donc depuis 36 ans. Il a introduit au début des années 90 le multipartisme.

Lors de ce dernier scrutin, des observateurs internationaux, en particulier ceux envoyés par l’Union Africaine, ont pu constater que le scrutin s’était déroulé, dans la très grande majorité des bureaux de vote, dans de parfaites conditions démocratiques.

L’un des premiers objectifs du président nouvellement réélu est d’assainir les finances. Il a ainsi expliqué « L’accès à l’émergence du Cameroun passe par des finances saines, condition de l’attractivité d’une économie et, donc, de son aptitude à accueillir les investissements. Les règles qui régissaient la mondialisation des échanges depuis plusieurs décennies sont remises en cause. Les tendances au protectionnisme, voire à l’isolationnisme gagnent du terrain. Il y a là le risque clair d’un effet déstabilisateur pour de nombreux pays, en particulier pour ceux en développement ».

Il souhaite poursuivre et accroître la présence industrielle via le Plan Directeur d’Industrialisation au Cameroun.

Un autre secteur essentiel, car employant 56% de la population et étant la principale source de croissance et de devise du pays, est l’agriculture. Des infrastructures modernisées et développées, comme des nouvelles voies de transports et zones de stockages, devront être mises en place afin de relever le défi d’une agriculture en phase avec les besoins du pays.

Dernier challenge, celui de l’énergie. Paul Biya souhaite à la fois développer et mettre à jour les centres de production hydroélectrique. Pour les zones rurales isolées, l’installation de centrales solaires permettra de palier au déficit actuel.