Depuis quelques mois, l’aéroport de Yaoundé s’est doté des dernières technologies en termes de sécurisation et de contrôle des voyageurs. L’objectif clair est de rattraper son retard et d’atteindre les normes internationales en termes de surveillance du trafic des passagers et de lutte contre les risques terroristes, à l’instar de ce que l’on peut observer dans le reste du monde.
Ces nouveaux processus ont permis de se débarrasser de sociétés privées de sécurité dont les employés n’étaient pas toujours très scrupuleux. Dans la perspective de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) qui se déroulera sur le sol camerounais en 2019, les conditions de sécurité exigées par le gouvernement sont dorénavant d’une plus grande sévérité.
Le mot d’ordre était d’être au niveau des plus grands aéroports mondiaux, aussi bien d’un point de vue sécuritaire que du confort lors du passage à la douane. Autre avantage: éviter les entreprises privées qui avaient été imposés il y a quelques années par les compagnies aériennes avant la mise en place des nouvelles normes il y a quelques mois. En effet, elles posaient de plus en plus de problèmes aux autorités aéroportuaires de Yaoundé.
Lorsqu’elles avaient été mises en place, elles avaient pour but de pallier un manque de sécurité pour certaines compagnies aériennes. Elles n’avaient d’ailleurs pas hésité à prendre en charge à leurs frais ce surcoût, en le répercutant sur tarif des billets. Si les normes des derniers mois permettent dorénavant de combler ce manque, les contrats de ces entreprises s’étaient poursuivi jusqu’à leur terme, et personne ne souhaite les renouveler. La raison en est simple: de nombreuses plaintes avaient été faites concernant le personnel de ces sociétés qui n’hésitaient pas à expliquer aux voyageurs, juste avant l’embarquement, où ils étaient positionnés afin d’effectuer un ultime contrôle, de laisser leurs Francs CFA, de prendre leurs médicaments ou même leurs gâteaux. Dorénavant, ce genre de situations ne devraient plus avoir lieu.