Personne ne peut se targuer d’être totalement à l’abri d’un imprévu lors de la durée de remboursement d’un crédit auto. C’est pour cela qu’ont été mises en place les pauses de remboursement. Toutefois, elles ne doivent être utilisées qu’en derniers recours, car elles engendrent des coûts supplémentaires.

Des pauses salvatrices

La décision de contracter un crédit auto ne doit pas se prendre à la légère. Il est important pour l’intéressé d’avoir une idée de la place que les mensualités prendront dans son budget mensuel. C’est d’ailleurs à cela que servent les simulateurs de crédit automobile.

Ces outils permettent à l’emprunteur de connaître sa capacité de remboursement compte tenu de ses revenus et des dépenses qui sont déjà à sa charge (loyer, factures énergétiques, alimentation…). Ainsi, il peut choisir la durée de son prêt en sachant que la mensualité diminue à mesure que celle-ci augmente, contrairement au coût total du prêt. Plusieurs organismes proposent des credits auto dont Groupama, pret auto CIC et plusieurs autres …

Toutefois, on a beau tout prévoir au moment de contracter un prêt, il se peut toujours que des difficultés surviennent durant la période de remboursement. La perte d’un emploi, une hospitalisation ou un décès du conjoint, et les plans sont complètement chamboulés. Heureusement, il est possible de bénéficier de pause au cours du remboursement.

Un droit à une pause de mensualités

Généralement, l’emprunteur a droit à deux pauses de remboursement non consécutives par année, mais tout dépend de l’organisme de prêt. C’est d’ailleurs le genre de clauses qui se négocient au moment de contracter le crédit. Mais tout d’abord en quoi cela consiste-t-il ?

Comme son nom l’indique, la pause de remboursement signifie que l’emprunteur est exempté de payer une mensualité durant un mois. Après, tout revient à la normale à la différence que la durée du prêt augmente d’un mois.

Toutes les conditions de reports sont négociables auprès de l’établissement avant la signature du contrat que ce soit le nombre de pauses, la durée entre chaque pause ou encore les éventuels coûts supplémentaires.

Toutefois, il important d’informer l’organisme de prêt dès que la situation financière commence à être critique de manière à éviter un défaut ou un retard de remboursement qui annule ce privilège. Normalement, une demande de report doit être émise au plus tard un mois avant son application.

Les pauses de remboursements sont peut-être salvatrices pour l’emprunteur, mais ce dernier doit garder en tête qu’elles peuvent alourdir le coût total du prêt. En effet, si ces pauses constituent un droit, chaque établissement est libre de les facturer. De plus, les reports ne concernent pas les assurances et les intérêts qui devront toujours être payés même pour les mois de pause.

Par ailleurs, il est possible de décider des pauses dès la signature du contrat afin d’anticiper les périodes critiques pour le ménage, financièrement parlant. C’est le cas notamment du paiement des impôts, de la rentrée des classes pour les familles nombreuses ou pourquoi pas des départs en vacances. D’une manière générale, l’établissement ne demande pas les raisons du report.